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  Journée de l'Union Africaine 2008 (Publié le 08/07/2008)

INVITATION A LA PREMIERE JOURNEE UNITAIRE
DE LA DIASPORA AFRICAINE DE BRETAGNE



Diasporaaffiche1_g.jpgAfricaines, Africains de Bretagne,

Notre attachement à l'Afrique est une réalité vivante et quotidienne, même si elle reste encore méconnue du grand public: soutiens multiformes à nos parents et amis en Afrique, réalisations d'actions de développement au profit de nos pays d'origine et participations à de nombreuses activités pour faire connaître l'Afrique en Bretagne, en France, en Europe et dans le reste du monde.

Mais force est de reconnaître que nos nombreuses actions de solidarité en direction de l'Afrique , parce qu'elles sont souvent isolées les unes des autres, restent fragiles et débouchent parfois sur des impasses, voire des échecs. Les retombées économiques et sociales des quelques succès que nous enregistrons restent limitées.

Face aux grands défis auxquels fait face aujourd'hui l’Afrique, l'heure n'est elle pas venue de construire une unité d'action, seule capable de donner plus de vigueur, de portée et de visibilité à la nécessaire contribution de notre
Diaspora au vivre ensemble et à l'épanouissement des peuples africains ?

L'Afrique est décimée par les guerres et les pandémies, c'est une réalité, ce n'est pas une fatalité ! L'Afrique est l'objet d'un pillage systématique de ses nombreuses richesses (sol, sous-sol, forêt, ressources humaines,
etc) c'est une réalité, ce n'est pas une fatalité.
L'Afrique reste encore, dans de nombreux Etats, sous la férule de régimes allergiques à la Démocratie, c'est une réalité, ce n'est pas une fatalité !

Ensemble, nous trouverons les voies et les moyens pour contribuer à faire évoluer ces réalités afin de permettre un développement respectueux des intérêts des peuples africains.

Ami(e) s de l’Afrique,

Vous serez nos alliés naturels pour contribuer à nos côtés à relever ce grand défi de l'unité d'action des africains au service d'une Afrique de liberté et de prospérité. Dans sa quête d'une harmonie de pensée et d'actions, la Diaspora africaine de notre région dispose d'un atout majeur : la longue et riche histoire des liens d'amitié et de solidarité qui unissent l'Afrique et la Bretagne.

Une Afrique Debout est possible !

Retrouvons-nous massivement pour débattre et envisager les formes de notre nécessaire unité, le samedi 31 mai 2008 à l'Amphi de l'espace international, Collège Anne de Bretagne, 15 rue Martenot à Rennes.

PROGRAMME

13h30-14h : Accueil des participants et Allocutions de nos Invités de l'Union Africaine et  de la ville de Rennes, du Conseil Général d'Ille et vilaine du conseil Général des Côtes d’Armor, du Conseil Général du Finistère, du Conseil Général du Morbihan et du Conseil Régional de Bretagne
14h-15h20 : Table Ronde, regards croisés autour du thème Unité Africaine, Diaspora et Citoyenneté animée par :
•    Madame Marie Léonie KINGANSI, ancienne Présidente de l'Union des Associations Interculturelles de Rennes (U.A.I.R)
•    Monsieur Mohammed EL AMRI, Président de Bretagne Amitiés Solidarité Maroc (BASMA)
•    Monsieur Kofi YAMGNAGNE, Ancien Ministre, Vice-président du Conseil Général du Finistère
•    Moussa NIANG de l’ONG USE (Union pour la Solidarité et l’Entraide), Plateforme des ONG sénégalaises, CONGAD

15h30-17h : Ateliers
•    Atelier n°1 : Entreprenariat de la Diaspora Africaine : Atouts et Obstacles
•    Atelier Contribution de la Diaspora Africaine à la promotion de l'Interculturalité
•    Atelier Contribution de la Diaspora Africaine à la Citoyenneté, ici et là bas.

17h30-18h : Restitution des Ateliers

18h-19 h : Débat autour des travaux des Ateliers et Mise en place d'un Comité de suivi des Résolutions du 31 mai 2008

19h-19h45 : Pot de l'Amitié Panafricaine et Discours de clôture de nos Invités de l'Union Africaine et du Conseil Régional de Bretagne

INSCRIPTION AUX ATELIERS

Pour nous permettre d'organiser avec efficacité les Ateliers, nous vous prions de bien vouloir nous renvoyer par mail votre choix à l'adresse suivante : migrations-mir@orange.fr ou au 02 99 78 82 75

La constitution définitive des ateliers se fera sur place.

La Première Journée Unitaire de la Diaspora Africaine de Bretagne est une initiative de la Plate Forme Panafricaine, de Basma, de Breizhafrika et de nombreuses individualités africaines.
Nous en appelons aux soutiens multiformes de toutes les familles d'acteurs de la solidarité internationale de Bretagne pour nous accompagner dans sa préparation et sa tenue.



ACTES DE LA JOURNEE


Mot de bienvenue lors de la Première Journée de la Diaspora Africaine de Bretagne

Par  Mamadi KAMARA, représentant du groupe de pilotage

Rennes le 31 mai 2008

Honorables Elu(e)s,
Cher(e)s Invité(e)s,

Au nom du Comité de Pilotage de cette première Journée de la Diaspora Africaine de Bretagne, je voudrais saluer votre présence.
Je remercie vivement les représentants des collectivités locales :
Marie Anne CHAPDELAINE, Adjointe au Maire, chargée de l’Égalité des droits et de la laïcité, de la prévention des risques des immeubles,
Nathalie MBOMBO, Conseillère de la Ville de Rennes, chargée de la Solidarité Internationale,
Clotilde TASCON-MENNETRIER, Conseillère Générale, chargée de l’Europe et de l’International,
Christian GUYONVARC’H, Vice-Président du Conseil Régional de Bretagne, chargé des affaires européennes et internationales.
Voilà deux mois qu'un groupe d'une dizaine de personnes issues de l'immigration africaine, a pris l'initiative de commémorer cette année, à l'échelle de la Bretagne, l'anniversaire de la création de l'Union Africaine.
Mais ce groupe n'est pas parti de rien !
Notre démarche s'inscrit dans un processus plus long. En effet notre volonté de réunir les Africains et les amis de l'Afrique dans un même élan de solidarité trouve son fondement dans les actions déjà menées dans cette direction par des associations de la diaspora africaine en Bretagne. Il faut noter également la rencontre initiée en mars 2007, ici même à Rennes, par la Plate Forme Panafricaine pour interpeller les candidats à l'élection présidentielle sur la nécessité pour la France et l'Europe d'établir enfin de véritables relations de coopération avec l'Afrique.
Nous sommes là aujourd'hui pour poursuivre tous ces engagements antérieurs dans un cadre nouveau qui devra réussir à rassembler nos énergies jusque là dispersées. Nous devrons nous unir pour être plus crédibles face à nos partenaires ici et là-bas car sans unité nous ne pouvons rien obtenir.
Je souhaite plein succès à nos travaux et vous dis encore une fois merci pour votre participation.



Allocutions des élus

Marie Anne CHAPDELAINE, Adjointe au Maire de Rennes, déléguée à l'Egalité des droites et de la laïcité et chargée de la prévention des risques des immeubles.
(A venir)

Nathalie MBOMBO, Conseillère municipale de la ville de Rennes, chargée de la solidarité internationale
 
Télécharger le discours Allocution Mbombo.pdf

Clotilde TASCON-MENNETRIER, Conseillère Générale, chargée de l’Europe et de l’International

Discours à venir


Christian GUYONVARC'H, Vice-président du Conseil Régional de Bretagne, chargé des affaires européennes et internationales.

Télécharger le discours Allocution Guyonvarch.pdf

Calixte TIENDREBEOGO, Conseiller municipal de la ville de Pont Péan

Télécharger le discours Calixte Tiendrebeogo


Table ronde

  1. Mme Marie Léonie KINGANSI, ancienne présidente de l'Union des Associations Interculturelles de Rennes (U.A.I.R).                                         Télécharger la présentation  JUA Leonie Kingansi
  2. Monsieur Mohammed El AMRI, président de Bretagne Amitiés Solidarité Maroc (BASMA).                                                               Télécharger la présentation  BASMA.pdf
  3. Monsieur Moussa NIANG, directeur du Programme intégré de Podor au Sénégal, ONG Union pour la Solidarité et l'Entraite.                 Télécharger la présentation Moussa_Niang.pdf


JUA3_g.jpg


Ateliers

  • Atelier n°1 : Entreprenariat de la Diaspora Africaine : Atouts et Obstacles,
Animé par Paul ONDONGO-DOUNIAM (Enseignant au Collège coopératif de Haute Bretagne)  
Présentation :

Le partenariat économique entre la Diaspora et l'Afrique constitue aujourd'hui un des enjeux essentiels du développement de l'Afrique. Ce partenariat, devenu, dans les faits, une réalité  incontournable doit davantage se structurer pour compter et peser ici et là-bas! L'atelier sur l'entrepreneuriat de la Diaspora tente ainsi d'en présenter les caractéristiques spécifiques avant de repérer les atouts, mais aussi des obstacles à surmonter. Les débats et échanges, nourris des expériences des uns et des autres, permettront ou tenteront de tracer des orientations concrètes d'actions à mener ici et la-bas. Comment surmonter les difficultés de financement des projets par la Diaspora? Quel type de structures mettre en place pour faire de la Diaspora une réelle force de proposition et d'action en faveur de la promotion et du développement de l'investissement en Afrique? Comment faire converger les initiatives pour construire un vaste réseau d'appui au partenariat économique entre l'Afrique et la Diaspora en France et particulièrement en Bretagne? Autant de questions auxquelles l'atelier s'efforcera de répondre!

Télécharger le cadre d'analyse et de réflexion : JUA_Paul_Odongo.pdf

 Conclusions (par Cyprien AWONO) :

 1.  Diagnostic global et approfondi des atouts et contraintes de l’entrepreneuriat (lire le support cadre d’analyse et de réflexion proposé par P. ONDONGO-DOUNIAM ci-dessus).
2.  Structuration et formalisation de la diaspora en vue de sensibiliser/informer/former tous des membres et création d’une base de données sur les compétences de la diaspora (exemple mobilisation des compétences pour un appui technique quelconque).  
3.  Mobiliser l’épargne pour la création d’un fond de garantie à l’appui aux projets
-    Modalités de fonctionnement et de mise en œuvre sont à définir ;
-  Repérer et s’approprier/susciter la création d’outils de financement des projets liés à la diaspora (faciliter l’épargne des migrants/lobbying auprès des banques) = > Exemple :
i.    Compte d’épargne Codéveloppement ;
ii. Processus de création des entreprises/études de faisabilité/marché….
4. Contractualisation : utilisation/mobilisation des dispositifs et structures existantes.

  • Atelier n° 2 : Contribution de la Diaspora Africaine à la promotion de l'Interculturalité.
Co-animé par Victor BOUADJO éditeur, directeur du Salon du Livre africain d'Angers)  et Many CAMARA (enseignant à l'Université d'Angers)

Présentation :

Les travaux de cet atelier vont débuter par un constat préliminaire et le rappel d'un principe intangible :
En Europe et plus particulièrement en France, on assiste depuis quelques années à un engouement croissant du grand public, notamment des jeunes, en faveur des expressions artistiques et culturelles africaines ou d'inspiration africaine. Cela s'exprime, entre autres exemples, par le succès populaire des stages de danses, de percussions, etc. Pour autant, cette tendance culturelle semble se cantonner à un stade superficiel puisqu'elle ne génère que très rarement de véritables échanges interculturels.
Comment dans ces conditions, la Diaspora Africaine peut-elle contribuer d'une part à combattre les stéréotypes et d'autre part à faire des multiples créations culturelles africaines des vecteurs de rencontres et de coopérations interculturelles, des passerelles pour ancrer  dans la Cité une citoyenneté épanouissante pour tous.
Un principe intangible à revendiquer : " Sans reconnaissance préalable de la diversité des cultures et de leur égale valeur, il n'y a pas de dialogue

Quelques pistes de travail
:
1- Une tentative de définition de l'interculturalité pour se départir  des représentations et stéréotpes réducteurs.... : vers une compréhension ouverte et dynamique de l'Interculturalité.
 2- Les Formes et les Espaces d'expression des pratiques interculturelles de la Diaspora Africaine en France,
 3- Quelques pistes de réflexion et d'action pour renforcer et /ou faire émerger des synergies interculturelles impliquant, de façon positive et visible, la Diaspora Africaine de Bretagne.
            Conclusions (par Anastase MBOMBO et Many CAMARA) :
Conformément à son mandat, l’atelier, composé d’une vingtaine de participants d’horizons divers (travailleurs sociaux, acteurs de solidarité internationale, associatifs ou culturels, étudiants, parents, couples mixtes,  jeunes issus de l’immigration ou afrodescendants, enseignants, universitaires, chercheurs, linguistes, cadres techniques et scientifiques, etc.) s’est d’abord penché sur la problématique de l’interculturalité avant d’identifier les divers espaces et formes d’expression des pratiques interculturelles de la diaspora africaine en France. Les échanges ont ensuite débouché sur la proposition de pistes d’actions et de partenariat susceptibles d’impulser les synergies, de favoriser le développement de vraies coopérations interculturelles et l’ancrage d’une citoyenneté  partagée par tous.

Définition de l’interculturalité

La vision retenue par l’atelier se base sur les valeurs de reconnaissance de l’Autre, de respect, de tolérance, d’ouverture et de partage. De plus, pour les participants, l’interculturalité est un processus collectif et interactif de construction dynamique impliquant nécessairement des échanges et le dialogue régis par le principe de l’égalité de toutes les cultures.

Constats

1.L’atelier a souligné l’existence en F rance d’un déficit d’altérité réelle envers les Africains et les Afrodescendants, en dépit de l’intérêt et des efforts croissants de mobilisation et d’ouverture d’esprit  en matière d’interculturalité avec l’Afrique (profusion de manifestations culturelles ou artistiques africaines et d’inspiration africaine, investissement grandissant dans les initiatives de coopérations interculturelles franco-africaines, engagement pour l’Afrique comme choix de vie…). Ce déficit d’altérité réelle est lié à la méconnaissance des cultures africaines résultant d’une démarche de consommation exotique qui ignore les contextes de création des produits culturels et la complexité de leur symbolique.
Les conséquences en sont :

-    leur réification et leur instrumentalisation délibérées ou non voulues
-    la culture de la peur de la différence qui ne dit pas son nom
-    le désir secret de construction de soi par l’effacement voire le reniement de fait de l’Autre
-    l’imposition d’une perception erronée (superficielle, entachée de stéréotypes) et de critères de certification, de reconnaissance et de valorisation exclusivement importés, européocentristes et inadéquats
-    l’impossibilité de créer ensemble un espace de vie commune, un cadre commun où les différences sont intégrées et acceptées comme telles
-    l’impossibilité de trouver des alternatives communes aux questionnements d’être humains appelés à vivre ensemble, à partager la même planète

2. La clé de la compréhension d’une culture étrangère et d’une interculturalité réussie réside dans la prise de conscience de cette impasse et la volonté de rompre avec la tendance exotique et consumériste pour prendre en compte l’identité intrinsèque de l’Autre, la respecter, améliorer la qualité de la rencontre et du dialogue, promouvoir un processus interactif de co-construction interculturelle.

3. Une gamme riche et variée d’expressions et de créations et culturelles et artistiques conduites dans divers domaines (musique et danse ; contes et proverbes ; voyages de découverte et d’échanges ; littérature et poésie ; théâtre ; connaissance des langues ; écriture, édition et diffusion, ; symbolique, par exemple au moyen de l’exposition et de l’interprétation des masques ; nouvelles technologies de l’information et de la communication ; collecte et valorisation du patrimoine ; histoire et transmission de la mémoire collective ; transposition des acquis techniques et scientifiques occidentaux dans les cultures africaines ;  tutorat africains en matière de stages et de recherches universitaires ; recherche d’un paradigme alternatif de la modernité intégrant les éléments positifs des traditions africaines ; mise en réseau ; etc.) et une riche et longue histoire de construction de liens de solidarité unissant l’Afrique et la Bretagne constituent à la fois un capital précieux, un atout et une opportunité de potentialisation.

Contraintes majeures à une contribution optimale et efficace de la diaspora africaine à la promotion de l’interculturalité

1. L’insuffisance d’espaces de rencontres et d’échanges ; de cadres ou passerelles de transmission du patrimoine, des savoirs et savoir-faire ; d’instances  de  visibilité

2. La modicité  des moyens mis par les pouvoirs publics et les instances supra-étatiques à la disposition des institutions de soutien ; les faibles capacités des autres acteurs dont les soutiens sont indispensables pour développer les initiatives sur les moyen et long termes

3. L’absence de développement d’un travail collectif continu et d’une structure de coordination opérationnelle

4. L’inexistence d’une stratégie commune de plaidoyer et de lobbying

5. Le manque de mutualisation des efforts et de capitalisation des acquis

6. La faiblesse de la communication interne et externe à la diaspora

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Atelier n° 3
: Contribution de la Diaspora Africaine à la citoyenneté, ici et là-bas.


Animé par Gérard KOUNGA, enseignant, président du collectif Breizhafrika, conseiller à la Ville de Rennes en charge de la réussite éducative et de l’accompagnement scolaire

Présentation :

La Diaspora africaine constitue désormais la sixième région d'Afrique. Cette décision, prise au niveau des instances de l'Union africaine, est forte de symboles et porteuse de multiples espoirs. Au moment où le continent renaît sur la scène internationale, en tant que partenaire incontournable, disposant de ressources naturelles stratégiques (pétrole, uranium, coltan, bauxite, etc.), d'un potentiel humain important, susceptible de l'ouvrir sur le pari de l'intelligence), que pense la Diaspora africaine de cette nouvelle donne? Quel rôle peut – elle jouer?
Interpellée, lors de la rencontre d'Addis Abeba, sollicitée à Jo'burgh, elle se doit maintenant de répondre précisément aux attentes du continent, notamment en formalisant les différents contours que pourrait prendre sa participation à la définition d'un autre avenir pour l'Afrique.
Dans ces conditions, la citoyenneté ne peut – elle pas constituer un mode envisageable d'investissement ou d'engagement de ses membres, à la vie collective, ici et là – bas?
Il est aujourd'hui commun de considérer que la citoyenneté, qui est avant tout un statut juridique, peut également se définir par un mode de comportements civiques, une implication dans la vie de la cité et une participation active et quotidienne à la vie sociale. Elle se conjugue avec des valeurs de civilité, de civisme et de solidarité qui structurent l'attitude et amènent à privilégier l'intérêt général.
Définie ainsi, la citoyenneté peut donc constituer une porte d'accès à la prise en compte des aspirations communes, ici et là bas. Dès lors, il revient aux membres de la Diaspora africaine de faire preuve d'imagination et de créativité pour proposer des projets, prendre des initiatives et traduire les idées en actions concrètes.

Quelques pistes de travail :
1- La concertation à l'échelle régionale, dans un cadre à définir, est une nécessité.
2- Le soutien de la démarche de la Diaspora par les élus des collectivités locales bretonnes est souhaitable.
3- L'établissement d'une passerelle fluide entre la Diaspora et le continent est obligatoire.

4- La participation de la concertation bretonne à des réseaux organisés, à l'échelle de la France, de l'Europe et du Monde, est à rechercher

Conclusions (par Micheline LARINI) :

Présentation sur 3 aspects :
1. L'approche de la citoyenneté
2. Les différentes formes de participation des membres de la diaspora à la vie citoyenne d'ici
1. Les projections sur la vie citoyenne là-bas.

La notion de citoyenneté est polysémique. La citoyenneté peut – être juridique. Elle est alors un statut lié à la possession d'une nationalité. Elle n'inclut pas tous les membres d'une même communauté de vie. C'est le cas de tous les étrangers qui, bien que participant à la création de richesses dans un pays, ne peuvent pas participer à la décision politique parce qu'ils ne possèdent pas la nationalité du pays d'accueil. Cette citoyenneté est restrictive.

La citoyenneté peut aussi s'entendre du point de vue des formes d'engagements et de contribution à la vitalité collective, associative, syndicale, culturelle ou économique sur un territoire. Cette forme de la citoyenneté découle de l'exercice de la démocratie participative. En plus d'être l'expression d'un engagement, elle est porteuse de valeurs de civilité, de civisme et de solidarité. Elle est consubstantielle de la responsabilité.
 
C'est donc cette dernière approche que nous avons retenue comme la plus adaptée à répondre au désir de contribution de la diaspora africaine à la citoyenneté, ici et là-bas. Cette citoyenneté est englobante.

Plusieurs exemples, non exhaustifs, ont montré que les membres de la diaspora africaine utilisaient les leviers de la citoyenneté locale, découlant en partie des lois sur la décentralisation, pour s'investir dans des actions de proximité. La richesse de leur expérience servait à éclairer l'action là-bas. Il est ainsi apparu que dans plusieurs domaines, les membres de la diaspora africaine avaient bâti des projets et s'étaient montrés efficaces dans leurs engagements. Dans les domaines de l'accompagnement à la scolarité, dans l'enseignement, dans la création d'entreprises, dans l'intégration en milieu familial des personnes âgées et leur maintien à domicile, dans le management, etc., les membres de la diaspora avaient acquis des lettres de noblesse.

Cependant, il nous est aussi apparu que des freins à la pratique d'une citoyenneté locale, bien assumée, existaient. Ils dissuadaient certains membres de la communauté de participer à la vie de la collectivité. Ce faisant, ils ne capitalisaient pas les opportunités ou les richesses nécessaires pour devenir acteurs ou prescripteurs, ici ou là – bas. C'est notamment le cas des étudiants, soumis, pour la plupart d'entre - eux, à la précarité sociale et économique, aux pressions administratives, sur les résultats académiques et les ressources.

D'autres causes, plus liées aux mutations culturelles subies par certains membres de la diaspora, ont expliqué leur retrait de l'action collective. Il en est ainsi de l'individualisme, de l'indifférence envers les autres membres de la diaspora, toutes choses qui ont conduit au découragement et à la perte de volonté.

Dans tous les cas, il nous est apparu que les compétences acquises ici ou les moyens générés par l'activité menée ici pouvaient aider à résoudre beaucoup de problèmes présents sur le continent africain. Des exemples  de membres de la diaspora devenus des acteurs économiques dans leurs pays existent. L'illustration des transferts de fonds des Maliens de l'étranger, qui constituent plus de vingt pour cent du produit intérieur brut malien, est preuve conséquente de ce que la diaspora peut apporter au continent. Certains ont été en mission d'observation lors d’élections organisées en Afrique. Ils ont ainsi contribué à favoriser l'érection de la bonne gouvernance. D'autres ont participé à la dénonciation de la Françafrique, mécanisme qui procède de la logique d'appauvrissement du continent africain. Tous ont, chacun, apporté une part importante à la compréhension de la nécessité de s'unir pour agir

En conclusion, conscients de la nécessité de s'investir, ici, pour agir efficacement là-bas, les membres de l'atelier n°3 ont souhaité que plus d'investissement individuels et collectifs émergent à l'issue de cette journée. Les vœux suivants ont été formés :

. renforcer les associations à vocation régionale oeuvrant dans nos territoires bretons au vivre ensemble et au développement ici et là-bas;
. s'inscrire dans des réseaux nationaux ou internationaux pour favoriser l'implication de la diaspora à la prise de décisions constructives sur le continent africain;
. favoriser le regroupement des élus locaux afro – descendants pour agir en cohérence et en lien avec les élus locaux bretons en vue d'un développement local harmonieux des territoires africains.


SYNTHESE DE LA  JOURNEE

Présentée par le modérateur de la Journée de l'Union Africaine 2008,  Ardiouma SIRIMA, membre du groupe de pilotage

Le succès et les riches promesses de notre Journée tiennent à  trois caractéristiques principales :

1) Une mobilisation quantitative et qualitative des participants
L'appel à la mobilisation adressé par le Comité de Pilotage de la Journée à la Diaspora Africaine et Ami(e)s de l'Afrique de Bretagne a été très bien entendu. Comme en témoignent le nombre et la diversité des localités géographiques des participant(e)s. L'appel a été entendu bien au delà des frontières de la Bretagne....
La qualité des échanges et la pertinence des résolutions issues des Ateliers révèlent une vraie prise de conscience et une volonté collective et individuelle de prise de responsabilités ;

2)  La Bretagne, terre d'accueil et de solidarité
Nous devons la réussite de notre initiative du 31 mai 2008 aux atouts propres à la Bretagne, connue pour sa tradition d'accueil et ses multiples liens d'échanges et de coopération avec l'Afrique. Ces atouts ont été clairement mis en exergue et en valeur dans les propos des Elus bretons qui ont bien voulu rehausser la valeur de notre Rencontre par leur présence et  leurs interventions, empreintes de confiance, d'amitié et de solidarité active;

3)  L'Afrique s'éveille
L'initiative de lancer un processus d'unification des synergies de la Diaspora africaine de Bretagne est prise à un moment où, au delà des nombreuses réalités négatives qui obèrent son épanouissement, l'Afrique connaît un regain de mobilisation de ses forces vives dans tous les domaines. Les divers acteurs de la société civile africaine déploient un trésor d'énergies pour mettre le continent sur l'orbitre de la conquête d'une prospérité au bénéfice de tous les peuples africains.

Les grandes lignes d'un Plan d'Actions

La création du Comité de Suivi
L'équipe d'organisation de la Journée du 31 mai 2008 est élargie aux volontaires désireux de s'engager dans le travail de pilotage et de coordination des actions décidées par les participants au cours des travaux des Ateliers,

1)  Les Actes de la Journée (Allocutions, Communications, Rapports des Ateliers) seront     finalisés par le Comité de Suivi et rendus publics en fin juin 2008 au plus tard ;

2)  Le Comité de Suivi est mandaté par les participants pour travailler à la traduction concrète des résolutions issues de la Journée. Il devra rendre compte de son bilan dans un an, notamment à l'occasion de l'anniversaire de la création de l'Union Africaine fin mai 2009 ;

3) La création et l'animation régulière d'une Liste de Diffusion grâce à l' appui de la     Coordinatrice de la Mission Migrations de la Maison Internationale de Rennes. Cela     permettra aux participants à la Journée et à toutes les bonnes volontés intressées par notre     initiative, de nouer et d'entretenir des liens constants et fructueux ;

4) Accroître et pérenniser la visibilité de nos actions par l'élaboration et l'application d'une stratégie de communication. Dans cette optique, le site du Réseau ABCIS présente de nombreuses opportunités à saisir.


DISCOURS DE CLOTURE

Par Gérard Kounga, Président de la Maison Internationale de Rennes, Président de BreizhAfrika

Télécharger le discours Discours Cloture G K












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