Regards croisés : pour une autre Afrique
(Publié le
23/05/2008)
Hommage à Thomas Sankara, président du Burkina Faso, assassiné le 15 octobre 1987 et devenu un symbole et une référence politique majeure pour toute l’Afrique.
C'est le Samedi 17 mai qu'a eut lieu à la Maison Internationale de Rennes l'exposition sur les hommes et les femmes politiques « Pour une autre Afrique »
Présentation et débat autour d’un pot à 19 30 dans l’auditorium - « Thomas Sankara l’homme intègre », film de Robin Shuffield. Projection suivie d’un débat autour du discours de Sankara en 1984 à l’ONU. (Maïmouna Traoré, Mustapha N'diaye, Cyprien Awono, Gueyé Pathé et Mathieu Zalem.)
Thomas Sankara, fût assassiné le 15 octobre 1987. Quand l'Homme est venu, son pays était une "synthèse douloureuse de toutes les souffrances de l'humanité".
Ainsi son pays détenait un triste palmarès : • Record mondial de mortalité infantile • Balance agricole constamment négative •Balance commerciale permanemment déficitaire •Dette publique extrêmement élevée. L'Homme voulut faire de son pays une terre de dignité et de liberté.
Il s'engagea à la fois sur plusieurs chantiers : • L'orientation économique en fonction des nécessités et des besoins réels du peuple et non selon les impératifs et les intérêts de l'économie capitaliste mondiale • La réforme agraire par laquelle la terre appartient à celui qui la cultive • La réforme administrative pour assurer une bonne gouvernance • La libération de la femme par la participation à la vie politique et économique, la lutte contre la prostitution, l'adoption d'un code de la famille, l'interdiction de l'excision… • La protection de l'environnement par la lutte contre la désertification • Etc…
 « Notre révolution est et doit être permanente, l'action collective des révolutionnaires pour transformer la réalité et améliorer la situation concrète des masses de notre pays. Notre révolution n'aura de valeur que si en regardant derrière nous, en regardant à nos côtés et en regardant devant nous, nous pouvons dire que les burkinabé sont, grâce à la révolution, un peu plus heureux, parce qu'ils ont de l'eau saine à boire, parce qu'ils ont une alimentation abondante, suffisante, parce qu'ils ont une santé resplendissante, parce qu'ils ont l'éducation, parce qu'ils ont des logements décents parce qu'ils sont mieux vêtus, parce qu'ils ont droit aux loisirs ; parce qu'ils ont l'occasion de jouir de plus de liberté, de plus de démocratie, de plus de dignité. Notre révolution n'aura de raison d'être que si elle peut répondre concrètement à ces questions. "
20 ans après sa mort l’année Sankara un succès
 L’année 2007 déclarée Année Sankara fut un grand succès. Dans de nombreux pays des activités se sont tenues pour mieux faire connaître l’action et la pensée de Thomas Sankara ainsi que les acquis de la révolution burkinabé.
Au Burkina Faso, la participation de la population aux différentes activités a dépassé les espérances du Comité National d’Organisation alors que ce dernier a manqué de moyen et que le pouvoir n’a cessé de manœuvrer pour perturber la préparation et le déroulement de la commémoration. Mais pour la première fois des milliers de personnes, particulièrement des jeunes, ont défilé dans les rues, en se réclamant de la pensée de Thomas Sankara et ont participé au symposium Sankara sur la portée de la révolution burkinabé. A l’étranger des comités Sankara ont organisé de nombreuses manifestations, projections de films, débats, commémorations, rassemblements, concerts, spectacle.
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